Les semaines de Conques

Le projet

Origine :
En février 2016 un jeune survivant d'un camp de torture du Sinaï commet une tentative de suicide, dans un Centre d'Aide de Demandeurs d'Asile (CADA) de l'est de la France. Nous observons que de nombreux survivants de camps sont comme "sidérés", ne parviennent pas à progresser dans leur maîtrise du langage, et dans leur ouverture au monde. Ils ont des liens avec leurs éducateurs des CADA, mais très peu avec l'extérieur. Cela ralentit la compréhension du fonctionnement de la société française et les empêche de tisser des liens amicaux.
Nous décidons donc de réunir certains survivants de camps, pendant 4 périodes de vacances par an, pour favoriser leur résilience.

Bénéficiaires :
Des survivants de camps de torture, pour la plupart très jeunes (15-25 ans), souffrant de graves traumatismes, physiques et psychiques, qui demandent un accompagnement spécifique et une réelle connaissance de leurs problématiques.

Lieu
Le village de Conques dans l'Aveyron.
Les réfugiés se sentent en sécurité dans le cadre particulier de Conques : autant par le rythme et l'encadrement donnés par la vie de l'Abbaye que par la situation topographique du village. Le cadre y est apaisant et propice au travail de résilience, et les activités proposées autour du village sont bien adaptées à l'état psychique et physique des participants.

Évolution en dates clés :
Mars 2016-décembre 2016 :
Nous avons posé les bases de l'association et le projet des vacances. Les liens avec le village de Conques et les personnes accueillantes ont été créés, et les premières vacances avec les rescapés du film "Voyage en Barbarie" sont mises en place.

Décembre 2016 :
Nous avons développé et ouvert le projet.
Des contacts avec les Centres D'accueil de Demandeurs d'Asile (CADA) ont été établis  pour nous permettre et d'identifier des groupes de survivants présents en France.

Mars 2017 :
Élargissement des critères pour faire partie du programme.
Nous avons décidé d'ouvrir le projet aux filles, tout autant touchées par ce trafic, et d'arriver à une mixité égale.
Nous avons également décidé d'élargir les nationalités des bénéficiaires. Si en 2014 les principales victimes des camps de tortures étaient des Érythréens, cette réalité a changé. De plus en plus d'Ethiopiens et de Soudanais sont touchés, à mesure que ces camps se développent et se systématisent dans la région. Les bénéficiaires ne sont donc plus exclusivement Érythréens.
Cela en va de même pour la confession des victimes qui étaient majoritairement chrétiens.
Nous avons pris la décision de renforcer l'encadrement des vacances avec un accompagnant et une psychologue diplômée, formée à la problématiques des névroses traumatiques liées à l'exil.

Nous avons mis en place des activités de danse thérapie et d'art thérapie.
Actions concrètes Les familles accueillantes