Le blog

LIMBO : Réparer les survivants.

14 décembre 2017

Les migrants, échappés des camps de torture en Libye et au Sinaï, se suicident après leur arrivée en Europe.

Une association veut les aider à revivre.

Fondée en 2016, LIMBO a pour objet la lutte contre la traite des êtres humains, la défense des droits des rescapés issus de camps de torture d’Egypte, de Libye, du Soudan. LIMBO accompagne les rescapés sur le chemin de la résilience, de l’enfer des camps à la vie normale.

 

Objectif


• Se consacrer au soutien psychologique et social des jeunes rescapés de camps de torture, qui arrivent de plus en plus nombreux en Europe, notamment en organisant des temps de répit pendant les vacances scolaires.

A qui s’adresse le projet

Les survivants de camps de torture d’Egypte, de Libye, du Soudan et du Yemen, pour la plupart très jeunes (15-25 ans) souffrent de graves traumatismes, physiques et psychiques, qui demandent un accompagnement spécifique et une réelle connaissance de leurs problématiques. Durant les vacances scolaires, ils sont livrés à eux-mêmes et souvent, décompensent et s’effondrent. Ici ou là en Europe, des migrants, notamment, mineurs se sont suicidés après leur installation en terre d’asile. Le projet offre aux survivants un accompagnement psychothérapique et du temps pour pratiquer des activités culturelles, sportives et des pratiques artistiques adaptées à leur condition pour – à terme – les aider à surmonter leur traumatisme.

De manière globale, le projet LIMBO a une ambition de long terme : il vise à favoriser l’intégration des survivants en France en développant un tissu de relations sociales avec les citoyens des régions accueillantes.

La Méthode

1. Accompagner les survivants de camps dans leur processus d’adaptation puis d’intégration en France, en prenant en charge les temps de vacances scolaires (à raison de 4 fois par année), en collaboration étroite avec les institutions (CADA, et services spécialisés au sein des collectivités territoriales)2. Créer des échanges entre les survivants de camps et les habitants des territoires accueillant le projet LIMBO pour permettre une meilleure compréhension mutuelle 3. Informer l’opinion publique et mobiliser les institutions (françaises, européennes et internationales) sur la réalité des camps de torture dans toute la Corne de l’Afrique.

Le Lieu

Le village de Conques dans l’Aveyron. Les réfugiés se sentent en sécurité dans le cadre particulier de Conques : autant par le rythme et l’encadrement donnés par la vie de l’Abbaye que par la situation topographique du village. Le cadre y est apaisant et propice au travail de résilience, et les activités proposées autour du village sont bien adaptées à l’état psychique et physique des participants. Les habitants de Conques et les frères de l’Abbaye se sont beaucoup impliqués dans ce projet. Une quarantaine d’habitants, sensibilisés à la question de la torture des migrants, ont monté une SCI pour rénover une maison du village, qui en novembre 2016 a accueilli une famille érythréenne de six personne, issue du camp de Kassala.

Durée L’association prend en charge les survivants pendant quatre périodes de vacances scolaires et sur une durée d’une semaine : Pâques, Eté, Automne et/ou Noël.

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