Accompagner les rescapés sur le chemin de la résilience, de l'enfer des camps à la vie normale

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L'association

Fondée en 2016, LIMBO a pour objet la lutte contre la traite des êtres humains, la défense des droits des rescapés issus de camps de torture d'Égypte, de Libye, du Soudan. LIMBO accompagne les rescapés sur le chemin de la résilience, de l'enfer des camps à la vie normale.

Les semaines de Conques

Le projet

Nous décidons donc de réunir certains survivants de camps, pendant 4 périodes de vacances par an, pour favoriser leur résilience.

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Actions concrètes

Nous avons déjà réussi à financer cinq séjours depuis Pâques 2016. Voici quelques photos de ces vacances avec des exemples d'activités pratiquées.

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Nouveau projet

Les familles accueillantes (3-7 jours max)
Nous aimerions pouvoir proposer à ces jeunes de courts de séjours dans des familles prêtes à les intégrer dans leur vie de tous les jours.

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Qu'est-ce qu'un survivant ?

Est-ce simplement quelqu'un qui a échappé à la mort ? Qui devrait être mort et a gardé par miracle sa place entre les vivants ? Ou bien est-ce plus compliqué que cela ?
À LIMBO, nous savons que survivre est un épisode exceptionnel de la vie d'un homme ou d'une femme. Il y a toujours un avant et un après. L'homme n'est plus le même après avoir échappé à un accident, un incendie, un naufrage. L'histoire est pleine de récits et de témoignages de survivants qui n'ont jamais pu reprendre une vie normale, avait perdu leur quiétude, leur légèreté, leur certitude...

Qu'est-ce qu'un migrant survivant ?
Qu'est-ce qu'un migrant survivant en Europe ?
Que peut-on faire ?
Que faisons-nous ?

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Nous contacter

LIMBO
contact@limbo-asso.com
M. 06 01 02 03 04
D. 01 02 03 04 05

Qu'est-ce qu'un survivant ?

Est-ce simplement quelqu'un qui a échappé à la mort ? Qui devrait être mort et a gardé par miracle sa place entre les vivants ? Ou bien est-ce plus compliqué que cela.
À LIMBO, nous savons que survivre est un épisode exceptionnel de la vie d'un homme ou d'une femme. Il y a toujours un avant et un après. L'homme n'est plus le même après avoir échappé à un accident, un incendie, un naufrage. L'histoire est pleine de récits et de témoignages de survivants qui n'ont jamais pu reprendre une vie normale, avait perdu leur quiétude, leur légèreté, leur certitude.
Pour mémoire, la douleur éternelle des rescapés des camps de la mort.
Nous vivons, travaillons, aimons, parce que nous avons en nous un "sentiment d'éternité". En rencontrant leur mort pour la première fois, les "rescapés" ont perdu cette certitude. Et ils sont convaincus que la mort, omniprésente, peut les frapper à tout moment.

Qu'est-ce qu'un migrant survivant ?

Les migrants ont souvent vécu l'Enfer. Le vrai. Celui de la traversée des déserts et des mers, celui de la Libye dont on commence à mesurer l'ampleur. Être un migrant, africain et noir, voire chrétien, en Libye, c'est être traité comme un inférieur, un animal, dans un pays sans loi. Voilà des années que des voix, dont celles des membres de LIMBO, essaient d'alerte l'opinion sur le caractère effroyable du sort des migrants dans ce pays. A peine le pied posé dans ce pays, un migrant n'est plus un être humain, mais une chose qui doit payer sa simple présence. Les hommes, les femmes, parfois les enfants sont battus, rançonnés, pillés, violés. Un migrant n'a pas le droit de regarder un Libyen dans les yeux, subit insultes, humiliations et coups. Il travaille sans être payé, sert de chair à canon aux milices, est acheté, vendu, revendu. Les récentes images de télévision qui ont alerté le monde ne sont que de pâles illustrations de la réalité. Dans les centaines de camps de torture qui existent dans le pays, les images d'humains cadavériques, mutilés, le corps couvert de plaies, rappellent les pires souvenirs des univers concentrationnaires. La Libye n'est pas un pays, c'est un cauchemar.
Viol, torture, mort, traite négrière et marché aux esclaves, voilà la réalité des migrants.

Qu'est-ce qu'un migrant survivant en Europe ?

On pourrait croire que l'arrivée en Europe marque la fin de la tragédie. Le but ultime de leurs longs parcours, qu'ils viennent d'Érythrée ou du Soudan, du Nigeria ou de Somalie, d'Afghanistan ou de Syrie, d'Afrique ou d'Asie. Après des mois, souvent des années d'errance et de souffrance, ils ont parfois réussi à obtenir une possibilité d'asile, des papiers, un logement sûr, l'accès à l'éducation, voire un travail…Le Graal des migrants.
Et pourtant.
Il y a ces jeunes migrants en Suède, de plus en plus nombreux, dont la presse relate, avec étonnement, le suicide. Il y a cette jeune femme africaine en procès, face au tribunal, désespérée et coupable, accusée d'avoir abandonné dans la neige son bébé, issu d'un viol en Libye. Il y a ces hommes ou femmes jeunes qu'on retrouve errants dans les rues, fantômes perdus, prêts à toutes les violences, contre les autres ou contre eux-mêmes. À LIMBO, nous connaissons ces cas dramatiques. Et aussi les profondes difficultés, les dépressions, l'abattement, la douleur de ceux qui chavirent sans faire de bruit.
Pourquoi ?
La réponse est dans leurs regards. Ce qu'ils ont vécu. Les êtres chers qu'ils ont perdus, frères, père, mère, fils, enfants ou amis proches. Ce trou qu'il porte en eux et ne s'est jamais refermé. Des rescapés qui ne sont jamais revenus. Leur corps, oui; leur esprit, non. Ce qu'on appelle le TRAUMA. Le vrai. Celui qui vous tue longtemps après l'horreur vécue.

Que peut-on faire ?

Ce qu'on ne doit pas faire, c'est les laisser seuls, en perdition. Et LIMBO, grâce à ses experts du sujet, ses militants, ses bénévoles, a les moyens d'identifier les migrants en souffrance psychologique. Ils veulent vivre et n'y parviennent plus, travailler sans en avoir plus la force…Au bout du chemin, il y a l'échec.
Or ces migrants sont chez nous. Et ils doivent vivre désormais avec nous. Et nous devons -et pouvons- leur réapprendre à vivre. Ce sont souvent des hommes jeunes, pleins d'énergie et de volonté, parfois de talent. Et ils ne demandent qu'à l'exprimer.

Ce que nous faisons.

LIMBO organise des sessions de travail pendant les différentes périodes de vacances de l'année. Aide psychologique, travail de groupe, activités manuelles et culturelles (voir le détail sur ce site), nous sommes déjà parvenus à des résultats spectaculaires. En un, voire deux séjours, nous avons pu renouer le contact et redonner goût à la vie et au travail à des jeunes, hommes ou femmes, qu'on aurait pu croire perdus.
Les aider, c'est une question d'humanité, de citoyenneté, de sécurité, de santé publique. L'affirmation de notre propre humanité.

À LIMBO, c'est ce que nous croyons.